Patrimoine

13 janvier 2017

Située dans une région de bois et d’étangs, en partie sur la forêt de Chevré, Marpiré a conservé une petite église romane derrière le cimetière.

Au cours du XIXè siècle, l’architecte vitréen Audroing construisit la nouvelle église sur un terrain un peu surélevé, comme dans les lieux de pélerinage.

Des calvaires de rocailles, sur le palcitre et le cimetière, l’accompagnent ainsi qu’une grotte à plusieurs absides dédiées à la Vierge sous l’appellation des pèlerinages alors en plein essor (La Salette, Lourdes).

L'Ancienne Eglise

L’ancienne église de Marpiré, située aujourd’hui sur la place aux Moines, date du XI-XVème siècle. Elle était dédiée à Saint Pierre-ès-liens.

L’ancien édifice remonte à l’époque romane comme l’indique la simple nef terminée par une abside semi-circulaire ainsi que des vestiges « arêtes de poisson » aux murs de la nef.

La charpente de la nef, du début du XVè siècle, a conservé l’essentiel de sa disposition d’origine. Elle détermine une silhouette trapézoïdale que l’on retrouve à la même époque dans la plupart des salles des manoirs bretons.

Une sacristie, dont l’étage pouvait servir de logement au prêtre, lui fut adjointe sur le nord de l’abside au XVIIè ou XVIIIè siècle.

Abandonnée en 1873, l’église échappa de peu à la destruction et servit de ferme au sacristain.

En 1886, le recteur COCHET transforma donc cette vieille église en trois maisons d’habitation. Elle revint à la commune en 1905…

C’est actuellement le magasin d’alimentation communal.

 

Le maître-autel en bois, peint d’un faux marbre sur son emmarchement parqueté, a été transféré dans la nouvelle église où il sert, à présent, d’autel face aux fidèles.

L'Eglise Saint-Pierre-aux-Liens

Pour remplacer la vieille église, l’abbé Jean ROYER fait appel à l’architecte vitréen AUDROUING qui en donne les plans en 1861.

Celui-ci tire parti du terrain pour surélever l’église, dans l’esprit des sanctuaires de pèlerinage très fréquentés au XIXe siècle.

Il s’agit d’un édifice de style ogival formant la croix, avec abside à pans coupés.

La première pierre a été posée le 8 septembre 1869.

Des pierres moulurées des XVè et XVIè siècles, provenant peut être de l’ancienne église ont été réemployées. L’autel actuel, provient, lui aussi, de l’ancienne église.

Le vitrail, représentant saint Pierre, fut créé par l’atelier CHAUVEL de Vitré en 1869.

La première messe fut célébrée le 23 juillet 1873.

La chaire fut conçue par l’atelier Victor AUGERIE de Vitré en 1875.

La tour qui avait reçu sa flèche en 1875, fut ornée de deux cloches de Villedieu en 1876.

Par ailleurs, la façade offre dans le tympan de la porte, un bas-relief façonné par GOUPIL en 1879 et représentant saint Pierre aux liens délivré de prison par un ange.

Au décès de l’abbé Royer, l’abbé François COCHET, vicaire à Izé, fut nommé pour le remplacer.

Il ne cessa d’oeuvrer pour l’église: tombeau de l’abbé ROYER en 1882, achèvement de la tour et horloge en 1883, boiseries dans le choeur en 1897…

et notamment la série de vitraux de l’atelier LECOMTE et COLIN de Rennes en 1893.

La flèche fut refaite en 1949 à la suite d’un ouragan.

Le Rocher de la Salette

L’abbé François Cochet avait fait le pèlerinage de Notre Dame de la Salette en 1881 et en était revenu guéri d’une bronchite chronique. Aussi, avec le rocailleur M. PARICHE, il construisit un monument de rocaille consacré à la Vierge.

Cochet récupéra de la chapelle de Bon Secours située entre Izé et Livré, la porte de 1537, l’autel de 1539 sous la balustrade et la croix de fer.

Trois statues de Notre Dame de la Salette furent créées par la maison BETIN de RENNES. La bénédiction du rocher eut lieu en juillet 1885.

Par la suite, le rocher fut plusieurs fois modifié par M. BROUSSE, le successeur de M. PARICHE.

Ainsi, une extension, réalisée en 1887, fut dédiée à Notre Dame des Sept Douleurs. En 1909, une seconde extension fit place à Notre Dame de Lourdes, nichée dans une petite grotte à l’intérieur. En 1956, Sainte Bernadette s’y adjoignit.

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Le Calvaire

Avec l’abbé COCHET, un calvaire fut aussi édifié par M. BROUSSE en 1899, dans le cimetière à côté de l’ancienne église.

On y voit un Christ en croix entouré de la Vierge et de Saint Jean.

Un escalier permet au prêtre d’accéder au pied de la croix.

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Forêt de la Corbière

Située à cheval sur les communes de Châteaubourg, de Marpiré, de La Bouëxière et de Saint-Jean-sur-Vilaine, la forêt de la Corbière est l’un des 52 espaces naturels protégés du département d’Ille-et-Vilaine. Cet ensemble paysager s’étend sur 630 hectares et possède une flore et une faune remarquables.

Promeneurs, vététistes, joggeurs et cavaliers sillonnent cette forêt, achetée par le Département en 2002, et officiellement ouverte au public en 2009.

Concernant l’accès au site, une aire de stationnement a été créée. On y accède en voiture, par la route départementale 29 (qui relie Marpiré à Broons-sur-Vilaine) ou par la route départementale 95 (qui relie La Bouëxière à Châteaubourg). Les autres accès sont réservés aux secours et aux professionnels de la forêt.

Pour accueillir le public en toute sécurité et préserver la biodiversité, un circuit de découverte de 3,6 kms, balisé en rouge, a été aménagé autour de l’étang. Il est jalonné de quatorze bornes explicatives.

Lors de la balade, on découvre l’ancien four à bois, réaménagé en 2005.

 

À cet endroit, trois panneaux rappellent que la forêt a été exploitée jusqu’en 1979. La maison du garde, dont les vestiges sont encore visibles, était occupée par la famille Delahaye.

 

Un peu plus loin, une borne invite le promeneur à découvrir l’arbre le plus haut de la forêt, un pin Douglas, visible du moulin. Ce dernier, tout droit sorti d’un conte de fées, est situé sur la digue, face à l’étang. Il avait été acheté en 1939, par les descendants d’un noble nantais. Réhabilité, il est utilisé aujourd’hui comme local technique par les équipes qui gèrent le site.

 

En plus de pistes de défense contre les incendies et des voies forestières, d’autres circuits ont été aménagés, avec un balisage jaune pour les marcheurs et orange pour les chevaux et les VTT.

 

Depuis 2005, en partenariat avec l’Office nationale des forêts, la Corbière est soumise à une réglementation, afin de garantir une gestion durable.

 

Côté flore, on trouve, pêle-mêle, des feuillus et des résineux, des landes et des zones humides.

 

Côté faune, dans les 103 espèces d’animaux, on a répertorié soixante-trois espèces d’oiseaux, dont cinquante sont protégées, huit espèces d’amphibiens et trente-deux espèces de mammifères !

 

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L’ancien manoir de Maimberte ou de Mauberte

Il existait dans la paroisse de Marpiré, baronnie de Vitré, évêché de Rennes, la terre et le manoir nobles de Mainberte. L’ancien manoir de Mainberte fut la propriété successive des familles Busson, seigneurs de Gazon (en 1448), Guyon Busson (en 1513), Matz, seigneurs de Gazon (avant 1627), Morel, sieurs de la Trognardière (vers 1627), Françoise Morel épousa honorable homme Pierre Nicolle qui prit le titre de sieur de Mainberte vers 1667. Puis la maison fut la possession des Beziel. Le manoir de Mainberte passa ensuite entre les mains des Bénédictines de Vitré qui l’avaient encore en 1791.

L’ancien manoir de la Champaignerie

Propriété successive des familles Champaigné (avant 1448), Champeaux (vers 1448 et en 1513), Dupont (en 1553).